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Bientôt, Moscou

Dans une semaine, je serai de nouveau à Moscou pour deux concerts dans les clubs que j'aime. Le Pilote Chinois, en particulier. J'y étais au tout début de mes étonnements moscovites. Il m'a donné envie d'en savoir plus sur la fraîcheur candide arrosée de bière et de vodka que j'y trouvais et dont j'ai parlé dans mes "Chants du Monde" :

Le Pilote chinois, c’est une idée de Liocha et de sa mère Irina, un couple étonnant qui fait l’âme de ce rendez-vous d’une certaine bohème éclairée, pas tout à fait intellectuelle, plutôt artiste, où j’ai fait toute sorte de rencontres et qui est ma cour des grands et petits miracles.   [...]

Vers 21 heures, au Kitaïskiy Letchik (le Pilote Chinois), Irina, la maman de Liocha, est assise à « sa » table près de l’entrée, un tas de cahiers et de livres ouverts devant elle. De temps en temps, elle se lève pour essayer de construire une phrase en français pour un exercice sur son dernier séjour à Paris. Liocha arrive plus tard. On parle de l’Espagne. Il y est allé l’année dernière pendant la période où on était un peu fâchés (pour rien, des gamineries). Toute l’Andalousie jusqu’à Cadix. Je l’aime beaucoup, Liocha, j’aime son énergie, son cerveau toujours actif et bouillant d’envies qui, parfois, rencontrent les miennes.

Ça s’est produit deux fois.

La première, dans une Foire du disque pour laquelle Piotr Pasternak, petit fils de l’auteur du Docteur Jivago et décorateur du Letchik, avait construit un stand bien extravagant. L’espace était offert par les organisateurs, et Bernard, conseiller culturel, m’en avait parlé pour que, contre l’avis de tous, en trois jours et avec deux mille dollars, on puisse en occuper les dix mètres carrés. Liocha a donc imaginé une machinerie où les visiteurs, accompagnés par un accordéoniste, chantaient ce qu’ils voulaient dans un micro puis pédalaient sur un vieux vélo pendant qu’on gravait en direct, derrière un paravent, le disque de leurs exploits vocaux. C’était le stand le plus attrayant et il faisait foule autour d’un acteur bonimenteur.

La deuxième fois, c’était pour le marathon musical de vingt-quatre heures. Avec ce que j’avais gagné pour mettre en scène l’ouverture d’un énorme centre commercial avec des acrobates, des musiciens, des clowns et un orchestre symphonique, j’ai fait venir, parmi onze groupes russes, quatre groupes français : P’tit Jésu, Edgard Ravahatra, Sanseverino et Duoud. Aussi Jean-Louis Foulquier et sa garde rapprochée de Pollen. Quel souvenir halluciné, ce tour complet de cadran, cette fatigue dont tu ne veux pas tenir compte parce que tu ne vois jamais le moment de partir, de rentrer chez toi pour un petit somme ! J’avais quand même craqué, à 4 heures de l’après-midi, pendant le petit circuit touristique pour les quelques Français toujours debout. Au fond du bus, allongé sur toute la longueur de la banquette, j’entendais les commentaires de Guy Ferry : « Ça, c’est le Kremlin… et puis les monastères… ici… »

Comments

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northern_flame
15 nov 2009 13:46 (UTC)
I was in Kitaïskiy Letchik this friday! Your energy is so powerful, Nilda! It makes me happy for the future 12 months exactly. And every time I'll remember you. =-D THANK YOU!
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nildafernandez
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